Application structure et règles dans une famille

Lorsque j’ai commencé à appliquer tout cela, j’avais l’impression d’être dans un camp militaire. Tout le monde devait filer droit. Et, oui, il fallait renverser la vapeur ! Donc, hyper sévère au départ….avec punition à la clé.

Avec plus de 6 mois, à rouler  ma bosse ainsi, le cadre se réouvre en fonction de la confiance que je peux avoir avec mes enfants. Mes enfants obéissent et ils me donnent confiance ainsi j’ouvre le cadre. Par exemple. lorsqu’ils veulent traverser la route pour aller à la place de jeux en face, je leur demande de m’avertir. Je leur rappelle qu’il faut qu’il regarde pour traverser la route.
La structure est rentré à l’interne de moi et je jongle avec…c’est à dire ? Si sur mon planning écrit, réveil à 7h00 ! je
 laisse mes enfants se réveiller tout seul. Ces jours, en général, vers 7h00, c’est à cause du changement d’heure.
Ensuite, là intervient la structure, mais je ne regarde pas l’heure, mais je surveille que nous avançons: habillage, petit-déjeuner, travaux ménagers, lavage des dents, réveil de chouette, rappel des règles à l’interne de l’ief, puis comptines, coloriage et travail formel sur la français/maths, vers 11h00, fin pour laisser place à un DVD/et sieste pour les petits. Repas vers13h00, puis c’est reparti pour l’ief, jusqu’à qu’il le termine. puis c’est sortie dehors.
Je regarde juste qu’ils avancent, mais je n’ai pas une discipline de fer.
Ensuite, pour moi, par rapport à l’autorité abusive, je le perçois ainsi ayant des enfants à forte personnalité ! Mais, comment les préserver sans les casser ?
Simplement, je laisse l’autonomie quand les règles et le cadre est respecter. Mon autorité intervient lorsque le comportement de l’enfant déborde.
De plus, je fais toujours attention, faire une différence entre le comportement de l’enfant le rôle et le caractère même de l’enfant, le sujet.
Par exemple, lorsqu’un enfant tape, je lui ne lui dirai jamais; tu es méchant, mais ton comportement me dérange, je suis triste que tu fasse du mal aux autres, peux tu me dire pourquoi tu le fais ? Penses-tu qu’il y ait un autre moyen de communiquer ?
Mais si je lui dis, tu un méchant garçon; je pose un jugement et je touche à sa personnalité !
En corrigeant, le comportement, je n’attaque pas son identité ! Ainsi, mon autorité n’est pas abusive car il ne touche pas à la personnalité !
Pour avoir peur d’avoir abusé de mes enfants, j’ai redécouvert la définition du terme abus. L’abus vient quand on rentre de force dans son intimité ou que l’on attaque sa personnalité. Pour moi, le début d’un abus, c’est lorsque je force un enfant à me faire un calin et que lui n’en veux pas ! Ou le forcer à faire des bisous à des personnes qui l’entourent et qu’ils réprouvent.
Mais, dans cette structure je me sens libre, la structure au fond respecte les besoins des enfants !
Aujourd’hui, après avoir retrouvé mon autorité, je souhaite explorer d’autres voies que la punition….donc, je recherche à vivre autre chose. Je suis convaincue que derrière chaque comportement négatif, il y a quelque chose qui se cache derrière . Donc, je vais explorer la communication non-violente

structure, cadre et pédagogie

Pour moi, je fais une différence entre structure et pédagogie !
La pédagogie est la cerise sur le gateau ! Elle nous apprend à voir les enfants autrement, c’est une manière d’enseigner.
Tout l’art d’être parent n’est pas dans la pédagogie, mais dans l’art d’accompagner les enfants. En ce sens, je vous rejoins totalement. En effet, une pédagogie appliquée sans intelligence du coeur, c’est une pédagogie morte ! Toute pédagogie est bonne pour autant qu’elle soit appliquée avec sagesse.
Peut être que pour vous, tout cela semble logique et normal ! Mais, pas pour moi, car j’ai grandi sans parent !
Par contre, la structure est pour moi, à l’image d’une maison. Dans une maison, il y a les murs porteurs et les autres. Sans mur porteur pas de maison qui tient ! Pour une grande famille de 5 enfants, il est impensable de vivre une vie de bohème dans 70m2 sans cadre, ni règles, sans une structure préétablie.
Que sont pour moi les murs porteurs d’une famille :
Les règles familiales: pas taper, pas crier, respect des parents, stpl-merci, bonjour-au revoir, …
Horaires fixes de repas
Horaires plages pour les apprentissages
Horaires de coucher
Horaires de bains
Horaires du changement des couches pour éviter qu’il passe la journée dans ses pipis
Planifier etc.
Les journées ritualisées apportent la richesse et la paix car tout roule. Elle favorise l’autonomie de l’enfant. En effet, lorsqu’il y a des horaires, une habitude, un rituel, les enfants se repèrent plus facilement que si la vie change continuellement.
Imaginons une famille sans structure, il y a bien des règles, mais elles sont tellement floue, que personne n’a une référence:
Si un jour, je mange le petit-déjeuner à 10h00 et le lendemain à 8h00. On s’habille un jour à 9h00 et lendemain en milieu d’après-midi. Comment l’enfant peut il s’y retrouver ? Et, avec 5 enfants, la cuisine est toujours encombrée car ils ont faim tout le temps ? Des cris sans fin, car faim et soif ? Comment un enfant peut il se retrouver dans le chaos, dans l’incohérence.
Les enfants vont se coucher à 22ho0 et se lève à 6h00, sont ils d’attaque à travailler ? Comment sont ils la journée ? Fatiguée, grinche.
Le jeu des enfants sont des jeux de dominations, de soumissions, ils ont peur les uns des autres ! Ne se font jamais câlins !
Et, puis, sans les règles de famille, que cela donne-t-il ? des enfants capricieux, des enfants qui hurlent et se battent continuellement cherchant leur place…est ce viable ? NON AU SECOURS NON
Les fiches de travail sont mises à la poubelle, déchirée tout comme les jouets. Aucun respect. Le matériel scolaire passe à la poubelle car totalement éparpillé et.
Les traitements médicals n’ont pas leur place, etc…
Comment l’enfant aîné dans une famille ainsi peut il travailler dans le calme ?
comment croyez-vous que la maman puisse vivre au milieu de ce chaos ? Et, je n’ai pas encore mis l’ief dedans, c’est à dire les batailles sans fin pour faire travailler les enfants car refus continuel !
Je vous garantis que le burn out de la mère n’est pas loin et la famille éclatée également !!! Divorce Assuré !
Alors, maintenant, que cela donne-t-il avec la structure, et une maison ordonnée ?
Le matin, tout le monde se lève, tout le monde s’habille, tout le monde déjeune, tout le monde fait son petit travail quotidien, tout le monde se lave les dents, tout le monde réveille chouette et se met au travail ! C’est contraignant au départ, mais à la longue, cela porte ses fruits ¨!
L’épuisement est moins présent.
La maisonnée est calme  ! Les enfants n’ont pas soif, ni faim, donc la cuisine est fermée ! Les enfants savent ce qu’ils doivent faire donc plus besoin de se battre continuellement. Les plus grands s’habillent tout seul ! Les enfants sont serein car ils vivent dans du connu. Les imprévus deviennent moins effrayant. Chacun à sa place !
Les enfants reprennent confiance, ils arrêtent leur conflit continuel car ils n’ont pas besoin de battre pour avoir une place, et sur le long terme,ils se font même des calins, ils ont même la joie d’apprendre et devienne vraiment preneur ! C’est un véritable bonheur.
Lorsque une hospitalisation survient, dans ce monde ordonné et cadré, les enfants soutiennent et ensemble on affronte. La maman désorientée, paniquée retrouve la structure de base et ainsi, continue là ou on doit aller ! Cela aide à retomber sur ses pieds.
Tout roule pour tout le monde ! La spontanéité est bien, elle a de la place pour bien s’exprimer !
Les traitements médicaux ont leur place, les plannings également et aide à ne rien oublier. Le fil rouge dans une enseignement nous aide à construire.
Et, là, intervient la pédagogie, à mon avis, la pédagogie prend tout son sens et sa force ! Une pédagogique quel quel soit dans le chaos, n’apportera pas le résultat escompté !
Voilà, pour quoi, j’insiste autant pour une structure de base et de fond qui permet à tout le monde de vivre, une vie plus ritualisée  car c’est cohérent. Une éducation et un enseignement cohérent aide à l’autonomie de l’enfant, mais pas le chaos. Si un jour à mon enfant de 2 ans, je lui dis non et le lendemain oui, et le surlendemain oui, que comprend il ?
C’est mon histoire….
Voilà, pourquoi j’insiste sur les structures, les règles, le cadre
Claire-lise

Cours d’auto protection et accroître sa sécurité

C’est ce que propose les cours Tatout: http://www.tatout.ch/index.htm

Personnellement, je crois que tout le monde, il est beau, il est gentil ! Mais, la réalité me montre qu’il est tout autre.

Je souhaitais apprendre à ma fille la réalité mais sans lui faire peur.

Grace au cours Tatout, j’ai trouvé.

Il donne d’excellents conseils et abordent bien des sujets de manière très ludique. Cours à recommander !

Liens de ressources suisse

Je viens de vérifier que tous ses liens soient encore d’actualités:

http://kilop.eklablog.com/

http://maitresseecline.eklablog.com/rituels-c25133990

http://maclassefrancogenevoise.eklablog.com/

http://holaola.eklablog.com/

http://www.neuchatelfamille.ch/N325174/livres-et-jeux-pour-enfants-sur-la-suisse-et-folklore.html

www.educlasse.ch/

Ce sont des cahiers d’exercices a proposé après un travail appronfondi des notions:

http://www.vaudfamille.ch/N197934/4eme-harmos-je-progresse-en-francais.html

Témoignage

Suite à un débat sur le unschooling, je reste pensive et réflexive…

J’ai fait quelques recherches sur le fondement de ce mode de pensée. Il est très intéressant et je pense que l’idée que l’enfant met pleins de pièces de puzzle dans sa tête et tout d’un coup cela prend forme. C’est tellement vrai ! Mais, parfois, j’ai l’impression que pour mettre toutes ses pièces ensemble, il a besoin d’un minimum d’encadrement et de structure pour aller un peu plus vite…ce que je retiens très fort, c’est également la joie inné de l’enfant pour l’apprentissage, de découverte,…

D’ailleurs, une petite recherche d’enseignement et d’éducation. C’est très intéressant que l’enseignement fait partie intégrante de l’éducation. L’enseignement à une dimension de transmettre des savoirs ! Et, également, j’aime beaucoup l’image d’un maître qui allume une flamme dans son élève. Et, le rôle de l’élève est de cultiver cette flamme lorsque le maître à terminer son travail. L’enseigné reprend le flambeau.

J’avais envie de partager un peu plus de moi. Pourquoi mon parcours débutant en instruction en famille ait été autant difficile ?

Au début de mon aventure, à l’image de mon éducation, je pensais que tout était facile et me tomberait dessus. Je n’avais pas de cadre clair, ni de structure familiale bien établie. Autrement dit, ma vie de famille ressemblait au chaos. Cela va quand il y a un ou deux enfants, mais quand il y en 4 ou 5, la vie devient infernale. Pleins de personne me disaient que je manquais de cadre, mais pour moi, non. Je disais non ! Mais, force de contaster,  ces personnes avaient bien raison.

J’étais un peu idéaliste et utopiste ; sans cadre, ni loi. Je ne supportais pas l’idée de faire du mal à mes enfants. Pendant un temps, je laissais tout faire puis je pétais les cables. Mais, je n’étais jamais à l’aise de le vivre ainsi. J’étais triste et malheureuse. Je souhaitais une éducation non violente.

Je ne savais pas comment mettre en cadre et le tenir. Je n’arrivais pas à m’organiser !  Puis, petit à petit, pleins de symptômes se sont développés chez mes enfants : des jeux de dominations-soumissions, de la violence, des cris, des caprices, des pleurs, des luttes quotidiennes entre eux pour trouver leur place. Au milieu de tout cela, mon instruction en famille a fait son chemin difficilement ! D’ailleurs, dans le livre de l’enfant dans sa famille de Maria Montessori, elle parle bien de punition, de ne pas tout laisser faire, de cadre qui structure la vie de l’enfant tout en laissant la liberté de choix. Aujourd’hui, j’ai compris….depuis que j’ai mis des règles et un planning en place, les enfants accrochent et deviennet de plus en plus acteurs de leur apprentisages.

Qu’est ce que j’ai compris de mon histoire ?

Les blessures et cassures de notre propre vie nous empêchent de voire les besoins de nos enfants. Elles nous rendent indisponible. Lorsque rien n’est construit dans sa vie, il est très dure de trouver un chemin et de construire autre chose.

Le manque d’organisation et de rangement me fait perdre beaucoup de temps et d’énergie.  Le manque de cadre empêche les enfants de grandir et ils s’enferment dans des shémas malsains. Ils sont insécurisés et développent de drôles de symptômes pour se faire entendre. Une structure chancelante sans ritualisée, constamment changeante au grès des émotions, n’apporte pas la paix. Personne  ne sait ou on en est !

Ajouter à toute cette problèmatique, des difficultés externes se sont rajoutées ; accident, hospitalisation d’un enfant, conflit juridique, changement de travail, etc.

Il y a une année, j’ai commencé à apprendre à m’organiser, faire des plannings, quel soulagement ! Plus de rendez-vous oublié, tout est écrit et planifié. Mon cerveau se libère d’un poids un énorme.

Au début de cette année, notre famille allait droit dans le mur. Mon mari n’y arrivait plus et moi non plus. Je ne comprenais rien.

Super Nanny, un esprit encombré donne une maison encombrée ! C’est tellement vrai.

Puis, après pleins de journée, hyper compliquée, une amie de cœur m’a conseillé supernnanny. Ouf, la trouvaille du siècle, en fin la pilule tombe. Une vraie pilule miracle ! Je comprends bien mes erreurs et j’ai en fin un exemple de comment placer des cadres autour de mes enfants. C’est parti, je révolutionne complètement notre vie de famille avec une organisation beaucoup plus ritualisée et des cadres.

Il a également fallut que je réorganise tout notre appartement.

J’ai également tout retravaillé ma manière d’aborder mes enfants dans l’apprentissage. Et, pour moi, le plus important est appelé : l’art d’accompagner les enfants.

Après quelques mois, d’applications, de nouvelles difficultés apparaissent ; je réalise mes propres rapports avec l’autorité très mauvaise d’où le manque de constance. Et, hop, un petit travail sur soi et c’est reparti. Des blesssures très profondes refait surfaces….et là, c’est la libération. Je me sens revivre et je réalise en fin que je fais partie du monde normale. Victoire d’une bataille de plusieurs années.

Aujourd’hui, je suis capable de devenir constante, de supporter des journées très ritualisées et d’être constante dans les soins de  mes enfants, d’avoir un appartement rangé.

Malheureusement, mes enfants ont souffert et il faut du temps pour rattraper les travers. Mais, je vois mes enfants heureux, se faire des câlins entre eux, ma fille retrouver son papa, un père qui trouve en fin du temps pour jouer avec ses enfants, les plus grands trouvent en fin leur place, une instruction en famille digne de son nom ! Un enfant qui ne mangeait que des pâtes, qui mange de tout. Une fille impolie devenir polie. Des enfants qui me sautent continuellement dans mes bras pour recevoir de l’affection, plus de caprices, plus de violences continuels, etc.

J’en ai tellement rêvé, mais à la fin je n’y croyais plus arrivant à frôler un burn out !

Un autre point, très difficile, c’est qu’au début de mon aventure, je n’y connaissais absolument rien. Il était très difficile et de trouver de la documentation ou autre sur le sujet. Et, les histoires d’Harmos que personne ne connaissait ! J’ai appris pas à pas, recherche après recherche….

Mais, après avoir passé autant d’épreuves et difficultés, je me sens plus forte que jamais….d’autant plus que mes enfants font de réels progrès….je savoure le bonheur d’y arriver en fin. J’aime ce que je fais et je ne voudrais pour rien au monde arrêter.

J’aime tellement voire leur fierté, leur joie de réussir. J’aime les voire languir derrière un travail parce que maman doit prendre le temps de le préparer ! J’aimer voir mes enfants se mettre ensemble pour apprendre, découvrir ! J’aime tellement leur apprendre des trucs qui soit disant ne sont pas de leur âge ! Ils sont tellement preneur. Bon, après leur question ne sont pas simple non plus…

Oh, oui, que de bonheur !